Ben voilà. On est le 22 mars 2020. Je suis propriétaire de Gadji depuis le 14 mars, la veille du début du confinement.

Il m’attend sagement au sec dans un chantier à coté de la capitainerie d'Arzal, posé sur des parpaings .

Que dire : plein de choses. Extérieurement il n'est pas très beau. C’est une vielle dame de 30 ans en aluminium avec quelques belles marques sur la coque. Par contre, le gréement dormant est neuf ( c’est ce qui tient le mât), le guindeau aussi (sert à relever l’ancre).

A l’intérieur, on a l’impression qu’il sort d’usine. L’électricité a été totalement refaite. Le radar marche et l’AIS, uniquement en réception aussi (c’est l’équivalent d’un radar secondaire sur un avion) : on voit les bateaux équipés d’un émetteur sur un écran.

Il navigue comment ?: je ne sais pas vraiment. Mais, par ce que j’ai pu en lire sur les forums, c'est une sorte de 4*4 des mers qui remonte mal le vent au prés. C'est normal : c’est un dériveur intégral (0 ,55 M de tirant d’eau, quille mobile rentrée) de 11,5 m de long. Je viens de recevoir 3 panneaux solaires de 100 watts chacun. J’attends à la maison une tablette qui contient toutes les cartes marines jusqu’aux Antilles. Le nouveau radeau de survie est à Arzal chez un marchand.

La mise à l’eau est prévue normalement pour le 2 mai. On pourra avec l’ancien propriétaire tester le moteur dans l'eau (il n’a pas flotter depuis 2 ans) et les voiles. La grande voile semble fatiguée !